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   Sylviculture
Les lois fondamentales de la sylviculture

"Les lois d’Eichorn"


Tout bon sylviculteur qui se respecte se doit de connaître deux principes fondamentaux sur la gestion des peuplements. Nous vous invitons à les découvrir, et éventuellement à les retenir.

Les deux lois qui suivent définissent la base de la sylviculture, et vont à l’opposé de certaines idées reçues. Elles portent le nom de celui qui les a énoncées : EICHORN

I Première loi d’Eichorn

"La hauteur dominante d’un peuplement équienne, monospécifique et de couvert fermé, n’est fonction que de l’âge, de l’essence, et des conditions de station."

Certains termes sont sans doute à expliquer.

La hauteur dominante est la moyenne des hauteurs des 100 plus gros arbres d’un hectare (et non pas les 100 plus hauts !) Le terme "équienne" est synonyme de "régulier". Ainsi, tous les arbres doivent avoir sensiblement le même âge. Le terme monospécifique indique que le peuplement doit être composé d’une seule essence. Enfin, la notion de couvert fermé implique que les houppiers des arbres doivent occuper tout l’espace libre. En regardant les houppiers, on doit donc les voir se toucher, sans que le ciel ne puisse réellement être vu.

Cette loi montre donc que la densité de peuplement n’influence pas la hauteur, contrairement à ce qu’on pourrait penser. Ainsi, pour un même âge et des mêmes conditions de croissance, un peuplement dense sera tout aussi haut qu’un peuplement relativement ouvert.

Bien évidemment, les conditions de station (sol, climat, exposition...) vont influencer cette hauteur. Plus un sol sera fertile, plus la hauteur devrait être élevée.

II Seconde loi d’Eichorn

"Le volume spécifique d’un peuplement équienne, monospécifique et de couvert fermé, n’est fonction que de la hauteur dominante"

Ainsi, la densité n’intervient toujours pas dans le calcul de la production en volume d’un peuplement (si les conditions citées sont remplies).

Cela signifie que deux peuplements de même hauteur dominante, auront une production en volume identique depuis leur origine.





Thibaud Surini

 
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