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   Dendrologie
Les Grands Erables


Les érables sycomore et plane sont répertoriés sous les « Grands érables ». Ce sont les variétés les plus courantes et les plus valorisées en sylviculture. Les autres érables sont traités eux de façon sommaire dans l’art de faire cohabiter le plus harmonieusement possible les arbres entre eux. Le genre Acer est composé de 150 à 200 espèces. En France, les érables sycomore et plane sont actuellement considérés comme des feuillus précieux.

A. Autécologie, biologie.

1. Identification des essences.

a. Systématique.

Famille : ACERACEES

Genre : Acer.

Espèce : platanoïdes.

Noms vernaculaires : Cet érable se nomme aussi différemment selon les régions. Ainsi, on trouve Plane, ou même Erable blanc.

Espèce : pseudo-platanus

Noms vernaculaires : Cet érable trouve ses différentes appellations dans les régions sous Syco, ou même Grand érable.

b. Caractéristiques morphologiques.

Hauteur maximale (similaire aux deux) :

De 20 à 30 mètres.

Enracinement (similaire aux deux) : Pivotant avec longues racines latérales obliques et assez profondes

Cime : E.Sy :Pleine, ovoïde, ramification peu dense et branches ascendantes arquées à couvert moyennement dense. E.Pl :Pleine, ovoïde, ramification peu dense

Ecorce : E.Sy :Gris jaunâtre mat, écailleux, s’exfoliant en larges plaques irrégulières comme sur les troncs des platanes. E.Pl :Brun grisâtre ou violacé. Rhytidome tardif à gerçures longitudinales nombreuses et peu profondes.

Rameaux : E.Sy :Lisses vigoureux, bruns grisâtres, opposés, glabres. E.Pl :Lisses, robustes, Brun jaunâtre

Bourgeons : E.Sy :Opposé, gros, ovoïde, à écailles vertes bordées de brun, glabre. Bourgeons latéraux beaucoup plus petits que les bourgeons terminaux et écarté du rameau. Cicatrice foliaire large et en V. E.Pl :Opposé, gros, ovoïde, à écailles verdâtres tachées de rouge, glabre. Bourgeons latéraux beaucoup plus petits que les bourgeons terminaux et appliqués contre le rameau.

Feuilles : E.Sy :Grandes (6 à 15 cm), opposées, palmatilobées à 5 lobes inégalement dentés, assez obtus séparés par des sinus très aigus. Face supérieure vert sombre luisant. Nervure principale pubescente. Pétiole rougeâtre est élargi à sa base, toutes les nervures partent de son sommet. E.Pl :Grandes à 5 lobes aigus séparés par des sinus arrondis et ouverts. Vert glabre sur les deux faces. Suc laiteux s’écoulant du pétiole. Celui-ci mesure 15 cm.

Fleurs : E.Sy :Hermaphrodite, en grappes allongées pendantes à l’extrémité des rameaux. Couleur verdâtre. E.Pl :Hermaphrodite, en corymbes dressés à l’extrémité des rameaux. Couleur jaune soufre. Fruits : E.Sy : Samare très renflée et anguleuse à la base, les ailes des 2 samares élargies au sommet forment entre elles un angle < à 90°. Ce sont des diakènes ailés. E.Pl :Samare à ailes de largeur égale formant entre elles un angle < à 90°. Ce sont des diakènes ailés.

c. Phénologie de l’espèce :

Il a une longévité assez grande, elle peut atteindre 300 à 500 ans. Cet érable est monoïque. Sa floraison se déroule d’avril à mai. La foliation a lieu après cette dernière. Il est mellifère, c’est-à-dire pollinisé par les abeilles. Le fruit (disamare) est mature de septembre à octobre, sa dispersion se fait par le vent.

d. Modèle de croissance.

La croissance juvénile des érables est rapide. Ils produisent de longues pousses les premières années. Puis, par la suite les grands érables installent leur cime et leur branchaison arquée. Le couvert reste moyennement dense. Ces essences de demi ombre dans le jeune âge ne supportent pas un couver t trop dense dès les premières années.

3. Distribution géographique.

a. En Europe.

Répartition Européenne de l’érable plane Et de l’érable sycomore : Le Plane recouvre l’Europe centrale. De la frontière Franco-espagnole jusqu’à Moscou, en passant par la Grèce et s’étalant jusqu’au sud de la Norvège et de la Finlande. Le Syco commence son implantation depuis le nord du Portugal puis couvre la moitié est de la France, reste en dessous de la frontière nord de l’Allemagne, s’étend jusqu’en Géorgie. La Grèce et l’Italie sont également couvertes par sa répartition.

b. En France.

Répartition géographique de l’érable plane en France : L’érable plane est surtout présent dans le Jura, les Vosges, et la champagne humide et de manière disséminée dans le massif central et les Pyrénées. On le trouve jusqu’à 1500m (étage collinéen à montagnard). Il est présent de manière disséminée dans le massif-central et les Pyrénées. Contrairement au Syco, il est peu présent dans le nord de la France.

Répartition géographique de l’érable sycomore en France : Le Syco, ou faux platane est une espèce assez commune au nord d’une ligne allant de la Seine maritime au Jura. Il est particulièrement présent en champagne humide, dans les Vosges et je Jura. Commun dans la moitié nord du massif alpin et à l’est du massif central. Il est rare dans toutes les plaines du sud de la France et assez rare en Bretagne et dans les pays de la Loire.

Pour ces deux essences proches, les chiffres clés sont : Présents sur : 608 000ha. En essence principale de peuplement sur : 105 000ha. En peuplements purs sur : 15 000ha.

Volume sur pied de : 22 millions de m3. Production brute annuelle de : 1,1 millions de m3.

4. Données climatiques.

a. Températures, lumière et résistance au vent.

L’érable plane préfère les températures comprises entre 7 et 12°C. Il a une légère tendance thermophile. Son climat optimal se situe à l’étage montagnard moyen. Il a une tendance xérophile. Il résiste au givre et à la neige lourde. Il est légèrement plus exigeant en lumière que le sycomore. Il est résistant au vent grâce à son système racinaire adapté. Il résiste aux gelées printanières (dégâts que sur la floraison), au froid rigoureux (les gélivures sont rares) mais aussi aux hautes températures. Il supporte bien un climat océanique atténué ou climat continental atténué.

L’érable sycomore, lui, préfère les températures comprises entre 6,5 et 10°C. Les climats avec un degré hygrométrique de l’air élevé lui conviennent mieux. Il a besoin d’un sol bien alimenté en eau pour résister aux étés chauds. Les climats secs ne lui conviennent pas. Son climat optimal se situe à l’étage collinéen à subalpin (800-1800 m). Il résiste au givre et à la neige lourde. Il est de demi ombre dans le jeune âge, un éclairement de 5% au sol permet au peuplement de développer des semis et héliophile tolérant dès 4 à 7 ans.

5. Facteurs édaphiques.

a. Concernant la station.

Ces Grands érables préfèrent les expositions fraiches (nord, nord-ouest). Il faut donc éviter les expositions sud.

b. Caractéristiques trophiques.

L’érable sycomore est à l’aise sur des pH basiques à légèrement acide. On le trouve sur des soles dont le pH est compris entre 4,5 et 7,5 avec un optimum pour les pH compris entre 5,5 et 7,5. Il possède une amplitude écologique très large avec un optimum pour les humus mull eutrophe, mais son amplitude va de mull carbonaté à mull acide.

L’érable plane, quant à lui, préfère les sols neutres à basiques. Il possède la même amplitude que le sycomore mais son optimum écologique est plus réduit. Son amplitude va de mull calcique à mull mésotrophe. Sol riche en base et en azote.

Les deux grands érables se trouvent aussi dans des mull acides mais ils deviennent rares sur sol brun acide à moder.

L’érable sycomore a des besoins élevés en potassium et aime les sols riches en nitrate. Il tolère une faible teneur en phosphore. Il est indifférent à la présence de calcaire actif sauf si la profondeur du sol est insuffisante.

L’érable plane parait plus exigeant vis-à-vis de son alimentation minérale.

c. Caractéristiques hydriques.

L’érable sycomore est mésophile à méso hygrophile. Sa croissance est conditionnée principalement par son alimentation en eau. Il apprécie les sols en bonne réserve utile en eau mais il souffre d’un trouble d’alimentation en eau par assèchement ou engorgement du sol (sol sec filtrant, sol humide à mauvais drainage ou à nappe d’eau permanente et proche de la surface). Un sol trop sec ou humide est défavorable aux semis.

L’érable plane préfère les sols légèrement plus secs.

d. Caractéristiques physiques du sol en place.

Les deux sont sensibles à la compacité et à l’asphyxie. Ils préfèrent les sols meubles, frais, bien aérés, enrichis en terre fine. Cependant on peut les trouver sur des substrats d’origine très variés (éboulis, alluvions...) et de nature géologique très différente (du calcaire aux roches granitiques, cependant il faut éviter des dalles de roches à moins de 40-50 cm de la surface du sol).

L’érable plane préfère les sols un peu plus limoneux.

e. Phytosociologie.

# Comportement social : Les érables sont peu sociables, leur répartition spontanée est assez souvent dispersée. Ils deviennent sociables sur les sols riches avec un bon éclairement. On peut parfois les trouver en peuplement pur (mais ceci reste très rare). En général, leur forte sensibilité à la concurrence les relègue au rang d’espèce dominée. Ces érables sont post pionniers.

# Formations végétales : Les érables se trouvent dans de nombreuses associations, celles-ci se divisent en deux types :

# Les associations climatiques : L’Acerti-fagetum : Présente dans le nord-est de la France, elle reste caractérisé par la présence dominante du hêtre, et la présence des érables reste disséminé mais Sous association à myrtille.

# Sous association à stellaire des bois et à millet.

# Sous association à hautes herbes hygrophiles.

6. Les pathologies communes aux deux érables et les singularités.

a. Sensibilité :

Les érables sont très sensibles à l’excès de lumière latérale, éclairant le tronc provoquant : Coups de soleil entraînant des nécroses au niveau de l’écorce Développement de gourmands

b. Les dégâts de gibier :

# Les lièvres et lapins Causent des dégradations sur les érables surtout l’hiver.

# Les campagnols et les écureuils Rongent les jeunes écorces. Pour éviter les dégâts de rongeurs, des manchons en plastique de 40 cm sont installés.

# Les cervidés Sont friands des jeunes pousses et de l’écorce des jeunes plants d’érables. Ils occasionnent aussi des dégâts par frottis. La seule lutte efficace contre le cerf est l’engrillagement et pour les chevreuils une bonne protection est assurée par des manchons en plastique d’ 1,20 m.

c. Les insectes ravageurs :

La répartition dispersée des érables, les rend moins sensibles aux attaques parasitaires. De plus les érables font partie des feuillus européens qui attirent le moins les insectes ravageurs.

# Le bombyx disparate : (Lymantria dispar) Attaque les feuilles. Se développe de la fin du printemps au début de l’été. Les dégâts sont préjudiciables car les arbres ne peuvent plus refaire leurs feuilles.

# La Cheimatobie : (Operophtera brumata) Attaque les feuilles. Les œufs éclosent au moment du débourrement et les chenilles se nourrissent des jeunes feuilles et ne laissent que les nervures.

# Le xylébore disparate : (Xyleborus dispar) Attaque l’intérieur du bois. L’insecte a une génération par an, les adultes restent dans le bois l’hiver et propage au printemps. Ces scolytes creusent des galeries dans le bois, et les larves attaquent aussi le système racinaire.

d. Les maladies cryptogamiques et bactériennes :

La répartition dispersée des érables les rend moins sensibles aux maladies.

# La Verticilliose : (Verticillium albo-atrum / Verticillium dahliae) Attaque les vaisseaux de l’aubier. Les champignons entraînent une coloration gris verdâtre de l’aubier et un dessèchement brutal des feuilles. Ces attaques se produisent sur les sols humides.

# La maladie des croûtes noires : (Rhytisma acerinum) Attaque les feuilles. L’infection se fait au printemps. Se manifeste à l’automne par des taches noires de plusieurs centimètres de diamètre sur la face supérieure des feuilles. Cette maladie est sans conséquence pour l’arbre. La maladie de la suie : (Cryptostroma corticale) Attaque le tronc. Se manifeste par des feuilles brunies sur la face supérieure et enroulées, le bois devient noir sous l’écorce puis l’arbre dépérit au printemps suivant.

e. Singularités.

(JPG)

# Le fil ondulé : C’est une sinuosité légère des fibres restant parallèles entre elles. Il se développe soit dans le plan radial, soit dans le plan tangentiel. L’origine est inconnue, elle pourrait être génétique, stationnelle ou les deux à la fois. Seulement 5% des érables coupés présentent le fil ondé.

# Discoloration : À un stade avancé, des taches de cœur de couleur gris brun ou brun peuvent apparaître. De plus du faux duramen peut se développer entraînant une altération des propriétés physiques, mécaniques et esthétiques.

# Divers : Courbures, Brisures...

7. Productivité et technologies du bois.

a. Productivité :

CRPF Rhône Alpes : 5 à 10 m 3/Ha/an selon la classe de fertilité.

b. Propriétés anatomiques et aspects :

Le bois est homogène, la limite entre les cernes est bien visible et l’aubier est peu différencié.

L’érable sycomore présente un bois nacré ou rosé, avec des reflets jaunâtres sous la lumière. L’érable plane présente un ton plus jaune voir rougeâtre.

c. Propriétés physiques :

L’érable sycomore a une densité comprise entre 0,55 et 0,75 et une masse volumique de 570 à 700 Kg par m3 pour 12% d’humidité L’érable plane a une densité comprise entre 0,65 et 0,80 et une masse volumique de 650 à 750 Kg par m3 pour 12% d’humidité Source : CTBA

Les érables sont des bois mi-lourds et moyennement nerveux. Ils sont non durables mais s’imprègne facilement. Ils appartiennent à la classe 5.

d. Propriétés mécaniques :

Les deux érables ont : # Une bonne résistance à la compression et à la traction.

# Une très bonne résistance à la flexion et à la résilience.

# Un bois mi-dur à dur.

Le CTBA parle de propriétés mécaniques de l’érable égales à celles du Chêne.

e. Utilisations :

(JPG)

Ameublement et décorations en bois massif. Sculpture Tournerie Lutherie Petits objets : pinceaux, crayons... Pate à papier.

f. Propriétés technologiques :

Le bois d’érable se travaille bien (usinage, débitage, rabotage...), cependant des problèmes de coloration, de fentes et de déformation peuvent apparaître lors du séchage artificiel et à l’étuvage.

g. Prix :

Les prix sont donnés sur pied :

# Tranchage : Ø50cm et +. Longueur 3m. Pour 455€ et + selon qualité.

# Sciages : Ø45cm et +. Longueur 3m. Pour 250€ et + selon qualité.

# Plots : Ø35cm et +. Longueur 2m. Pour 120€ et + selon qualité.

B. Sylviculture.

1. L’exploitabilité :

L’âge d’exploitabilité doit être choisi relativement jeune car :

# A un âge avancé, les deux érables développent souvent un cœur gris-brun ou brun (faux duramen) entraînant une forte dépréciation du bois.

# Même jeune, les propriétés mécaniques du bois sont peu diminuées. Cela augmente la rentabilité. On va rechercher surtout une régularité des cernes bien que la finesse des accroissements soit appréciée. L’objectif est de produire le plus rapidement possible une bille de pied d’environ 6 m de haut et d’au moins 50 cm de diamètre à 1,30 m. Cet âge d’exploitabilité peut être atteint en 50-60 ans, cependant il est variable selon les débouchés. Au final on devra atteindre 60 à 90 tiges par ha.

2. Les traitements sylvicoles

Ils sont encore mal connus du fait que les plantations de plus de 30 ans sont rares. Les érables ont besoin d’un grand espace vital et sont sensibles à la concurrence donc il faut appliquer une sylviculture dynamique. Cela consiste à choisir des tiges d’avenir que l’on fait grandir en croissance libre. Pour ce type de sylviculture dynamique il est préférable de laisser un sous étage (contre les coups de soleil et les gourmands).

a. Les traitements irréguliers

La futaie claire jardinée par groupe peut se faire en peuplements mélangés avec du frêne, du merisier, de l’orme, du hêtre... La rotation des coupes de jardinage est courte (6-8 ans). Avant le passage en coupe, la surface terrière à maintenir doit être au voisinage de 10 à 15 m2 par ha. Le taillis sous futaie convient bien aux érables. Les érables de la réserve doivent avoir leur houppier toujours dégagé donc la rotation entre les coupes de la futaie doit être diminuée. De plus les coupes de taillis ne devront pas être des coupes rases car le sous étage à un rôle cultural.

b. La futaie régulière

# Le renouvellement naturel :

Les deux érables fructifient abondamment et régulièrement (En montagne, la fructification est plus rare : 3 - 4 ans), dès l’âge de 20-30 ans. Les semis sont mis à la lumière progressivement à partir de la troisième année, du fait du caractère semi-sciaphile du jeune érable.

Scénario de régénération en région Nord-Pas-de-Calais Picardie :

# Phase d’élongation et de compression : Peuplement de 3 000 à 3 500 tiges par ha maintenu serré jusqu’à ce que la bille de pied soit de 4 m environ (Gaulis de 7 - 8 m de haut). Il est conseillé d’ouvrir des cloisonnements d’exploitation de 4 m de large tous les 10 m d’axe en axe.

# Phase de décompression : Il faut dégager la cime de 120 à 150 tiges désignées par ha. Et ce jusqu’à ce qu’ils atteignent 12 m de haut.

# Phase de développement : Il faut assurer le développement du houppier de 70 à 80 arbres tout en maintenant le tronc ombragé. L’objectif est d’obtenir des érables de diamètre 60 à 70 cm en 70 - 80 ans.

Le C.R.P.F. Bourgogne précise qu’il faut se limiter à 2 ou 3 dépressages et dégagements les 7 premières années. Les éclaircies s’effectuent tous les 4 - 5 ans au début puis tous les 5 - 7 ans.

# Le renouvellement artificiel :

Les plants choisis doivent être d’origine voisine à celle de la station de plantation, d’un âge compris entre 1 et 2 ans et d’une hauteur de 0,80 à 1,50 m. Le prix d’un plant est d’environ 0.50 cts d’euro. Il est intéressant de faire un labour localisé 2 ou 3 mois avant la plantation, cependant la fertilisation n’améliore pas la croissance des plants de façon significative. Il est préférable de laisser un abri latéral quand c’est possible, cela aura un effet positif sur la croissance.

Le C.R.P.F. Bourgogne préconise deux types de densité : Densité forte : 1 000 à 1 250 tiges par ha. Cela permet :

# Un faible pourcentage de pertes.

# Une vaste sélection des tiges.

# Une occupation rapide du terrain.

# Des récoltes de bois en éclaircie.

Cependant, ce genre de plantation est onéreux et les premières éclaircies ne se vendent pas toujours.

Densité faible : 400 à 600 tiges par ha (il est dangereux de planter à des densités inférieures) Pour cela il faut :

# Des plants de bonne qualité et de bonne provenance

# Une plantation soignée

# Des protections contre le gibier

# Des soins individuels (désherbage : manuel ou chimique, taille : 2 ou 3 fois avant une hauteur 10 m, élagage : 2 ou 3 passages lorsque le tronc fait entre 8 à 12 cm de diamètre)

# La présence d’un peuplement de bourrage en sous étage.

Il faut profiter et maîtriser la végétation ligneuse de sous étage qui apporte un gainage du tronc. Alors que sur terre agricole il faudra lutter contre la végétation herbacée concurrente par des paillages ou une lutte par herbicide. Il est nécessaire d’élaguer à 6 m cependant lorsque le peuplement est trop clair, pour éviter l’apparition de gourmands, il est préférable d’élaguer seulement à 4 m voir 3 m de bille de qualité. Pour les plantations en enrichissement, il est important d’établir des trouées suffisamment grandes (au moins 10 ares) Le coût moyen d’une régénération est de 1 200 à 1800 €

Les facteurs limitant à la croissance

# Conditions météorologiques défavorables.

# Fort compactage du sol.

# Acidité élevée.

# Nappe phréatique inatteignable.

# Concurrence interspécifique.

# Provenances des plants inappropriées.

# Engorgement permanent.

Les normes de travaux et les itinéraires de sylviculture La futaie claire équienne est composée d’un étage pur dominant d’érables et un sous étage de taillis ayant un rôle cultural. Le traitement en régulier peut être régi par la norme de sylviculture se situant en annexes.

c. La culture d’arbres :

Utilisé dans les plantations à grand écartement (agroforesterie) ou d’alignement (haie), l’objectif est de produire une bille de qualité de 6 m de haut. Pour de meilleures chances de réussite, les précautions suivantes sont conseillées :

# Utiliser des plants de qualité et de bonne provenance.

# Faire une plantation en godet.

# Protéger les plants contre le gibier et la strate herbacée.

# Réaliser des tailles de formations et d’élagages.

C. Bibliographie.

Le cours des bois sur pied ; Forêt de France

FORÊT DE FRANCE Décembre 2006 n°499

CRPF Rhône-Alpes ; Les grands érables ; plaquette informative ; 2003

CRPF Nord pas de Calais - Picardie ; G. POULAIN ; érable sycomore ; Forêt de France n°356 ; Août - Septembre 1992.

CRPF Bourgogne ; L’érable sycomore ; 1991

CRPF de Bretagne ; PICHARD Gilles ; Article de sylviculture

CRPF Auvergne ; Bulletin semestriel ; Janvier 2004

CRPF BRETAGNE. Mail : Bretagne@crpf.fr

CRPF FRANCHE COMTE.

FLORE FORESTIERE FRANCAISE Plaine et colline.

VADE MECUM du forestier. Edition 2002.

FRANC Alain ; RUCHAUD Félix ; Autécologie des feuillus précieux : frêne commun, merisier, érable sycomore, érable plane ; Gap ; CEMAGREF Edition ; Septembre 1996 ; Troisième partie : les grands érables ; Pages 121 à 170.

Photos personnelles (Pierre F.).





Pierre Fieux

 
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